Interview

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  • Alexandre Coussy : le premier jour du reste de sa vie

    « Il y a plus dans le poker que dans la vie » a dit un jour Tom McEvoy. Il devait certainement penser à Alexandre Coussy. Qualifié pour le Main-Event du Partouche Poker tour via un satellite au Casino du Lyon-Vert, ce jeune grinder est aujourd’hui qualifié pour la table finale du plus grand tournoi d’Europe avec le deuxième plus gros tapis. Une histoire comme seul le poker peut en inventer.

    Quelques heures après la fin du tournoi, tu nous confiais ne pas réaliser la portée de ton exploit. Avec le recul, comment juges-tu ta performance ?

    Je commence à peine à me réveiller (rires). Pendant le tournoi, j’étais dans ma bulle et il a fallu du temps pour que j’en sorte. Ce n’est qu’à mon retour à Lyon que j’ai vraiment réalisé : les gens qui me félicitent, les articles dans la presse et les journalistes qui me demandent des interviews (rires). Cette effervescence autour de moi est incroyable et très agréable.

    Cette table finale peut-elle changer ta vie ?

    Dire le contraire serait mentir. Il y a énormément d’argent à gagner pour un jeune joueur comme moi. Je ne vis du poker que depuis 2 ans et ces gains vont me permettre d’envisager très sereinement la suite de ma carrière.

    Au-delà de l’argent, espères-tu attirer l’œil des sponsors ?

    Tout dépend de ma place. Si je termine 9ème, pas sûr que ça intéresse grand monde ! (rires). Evidemment, l’objectif est de trouver un sponsor. D’ailleurs, je suis content que la table finale soit reportée. Sur le moment, je voulais jouer tout de suite car je me sentais vraiment bien mais je réalise maintenant que ces quelques semaines vont me permettre de me préparer au mieux pour ne rien avoir à regretter le jour J.

    Comment vas-tu occuper ton temps jusqu’au 12 novembre ?

    Faire la fête et préparer ma finale. Contrairement à ce que l’on peut croire, ce sont deux choses parfaitement conciliables (rires). J’ai discuté un peu avec Jean-Paul Pasqualini (ndlr : vainqueur de l’édition 2009). Il m’a donné d’excellents conseils.  Je vais analyser le jeu de mes adversaires en profondeur et continuer à fréquenter les tables de cash du Lyon-Vert. Rien ne vaut la pratique !

    Tu as gagné ta place pour le Main-Event à l’occasion du Summer Satellite du Lyon-Vert. Tu joues régulièrement dans ce casino ?

    On peut en effet dire que je suis un « reg » du Lyon-Vert. J’y suis retourné hier et tout le monde m’a félicité : les floors, les croupiers, les serveurs. C’était vraiment sympa.

    L’année dernière, Fabrice Soulier (ndlr : 3ème de l’édition 2010) avait regretté de ne pas avoir joué à son meilleur niveau pendant la finale à cause de l’importance des gains mis en jeu. Ne crains-tu pas le même symptôme ?

    Je vais tout faire pour éviter d’y penser. Jouer « scared money » est le meilleur moyen de se planter. Maintenant, c’est plus facile à dire qu’à faire. Si même un joueur aussi bon que fabsoul n’a pas pu faire abstraction de l’argent, alors que dire d’un type comme moi (rires).

    Crédit photo : Tapis Volant pour ClubPoker

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    Vidéo : interview de Jason Mercier


    Interview de Jason Mercier par partouchepoker

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    Vidéo : des « November Nine » à Cannes


    Collins / Giannetti : des November Nine au… par partouchepoker

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    Vidéo : Antonin Teisseire, un Champion du Monde à Cannes


    Antonin Teisseire, un champion du monde à Cannes par partouchepoker

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    Vidéo : interview exclusive de Phil Hellmuth


    Phil Hellmuth : "gagner le Partouche Poker Tour" par partouchepoker

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    Bruno Launais : l’interview martien

    Poker : Nom masculin. Le poker est un jeu d’argent inventé par les américains qui se joue avec des cartes et à la fin c’est Bruno Launais qui gagne.

    Attention cet homme n’est pas humain. Fruit d’une expérience secrète, Bruno Launais, de son vrai nom « XR458 », a été conçu dans l’unique but de défier toutes les probabilités, au grand dam de la communauté scientifique. La variance ? Il ne connait pas. Les bad-beat ? Jamais entendu parler. Bruno Launais est une machine à gagner que rien n’arrête. Il y a quelques jours, ce droïde s’est adjugé l’Enfer du Dimanche pour la dixième fois. Une performance hors du commun qui nécessitait une mise au point avec l’intéressé.

    Bruno Launais, de quelle planète venez-vous ?
    La planète chatteland. Ceux qui y vivent gagnent tous leurs coin-flips et craquent toutes les grosses paires (rires). Plus sérieusement, c’est vrai qu’en ce moment, je run assez good. L’Enfer du Dimanche est un tournoi que j’aime beaucoup et sa structure profonde est idéale pour mon jeu.

    Tout de même. Gagner un même tournoi 10 fois relève du miracle…
    Pour gagner un tournoi, il faut forcément un peu de chance. Mais la chance se provoque. J’ai quelques trucs si ça vous intéresse (rires).

    Les conseils de Bruno Launais ne se refusent pas.
    L’Enfer du Dimanche est sans doute l’un des tournois online les plus agréables à jouer. La structure est magnifique et permet de jouer un vrai poker jusqu’à la fin. Dans un tournoi deep, il est inutile d’être agressif dès le début. Pendant les premiers niveaux, contentez-vous de jouer des petits pots en position et d’observer vos adversaires.  Plus le tournoi avance, plus il faut élargir sa range de mains et ne pas hésiter à attaquer les joueurs que vous estimez les plus faibles.

    Quel est le principal défaut des joueurs « faibles » ?
    Deux défauts majeurs : ils limpent beaucoup trop préflop et ratent de nombreuses occasions de value leurs bonnes mains. Ces deux erreurs relèvent d’un même état d’esprit : la peur. Jouer en ayant peur de perdre est la meilleure manière de sauter d’un tournoi. C’est un lieu commun mais il faut le rappeler sans cesse.

    Ces mêmes joueurs « faibles » sont du pain-béni pendant la bulle
    Exactement. La bulle est un moment capital dans le tournoi. Il faut absolument en profiter pour faire grossir son stack. C’est là que se joue, en général, la victoire finale. Attendre patiemment que la bulle saute garantit sans doute une place payée mais interdit tout espoir d’aller beaucoup plus loin. Il est impossible de gagner un tournoi si l’objectif est de finir ITM.  Le seul objectif qui doit vous guider en permanence, c’est d’aller au bout.

    Rendez-vous dimanche prochain pour une 11ème victoire ?
    Si beaucoup de gens lisent cette interview, ca va être un peu plus difficile (rires).

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    Constant Rijkenberg : itinéraire d’un enfant doué

    Avril 2009 : Un inconnu fait trembler la planète poker en s’imposant dans l’un des plus grands tournois d’Europe : l’EPT San Remo. Constant Rijkenberg n’a que 20 ans et les observateurs lui prédisent déjà un avenir des plus glorieux. Il faut dire que le minot d’Amsterdam a tout pour réussir : gueule d’ange et jeu ultra-agressif qui ferait passer Tom Dwan pour un conservateur.

    Relances permanentes, 3bet, 4bet light : toute la panoplie du joueur moderne poussée à son paroxysme. Constant Rijkenberg ou la quintessence du poker ultime. L’histoire est belle. Trop belle peut-être. Très vite, une méchante rumeur fait le tour des forums spécialisés : le hollandais aurait survendu ses parts dans le tournoi. Traduction : les gains de sa victoire seraient insuffisants pour rembourser la totalité de ses dettes.

    D’autant plus meurtrière qu’elle est impalpable, la rumeur se répand comme une trainée de poudre, emportant avec elle la défense de l’intéressé. « J’ai tenté en vain de m’expliquer sur le sujet » explique aujourd’hui Constant. « Personne ne m’écoutait. J’ai préféré laisser tomber ».

    La vérité, comme souvent, est toute autre. « J’ai effectivement vendu un pourcentage à plusieurs personnes pour jouer le tournoi mais la victoire m’a tout de même permis de conserver une part importante des gains. »

    « Le poker doit rester une passion »

    Difficile de sortir totalement indemne d’une telle histoire. « J’étais vraiment dégouté. On remettait en cause mon honnêteté et il m’a fallu du temps pour oublier tout ça ». Un temps qu’utilisera Rijkenberg pour reprendre des études abandonnées quelques mois plus tôt.

    De retour sur le circuit, Constant envisage désormais de mener de front ses deux activités : « même si je suis un joueur de poker professionnel, il est important de terminer mes études. Je veux garder les pieds sur terre et m’assurer un avenir. Le poker est une passion avant tout ».

    Deux ans après son exploit italien, Constant a beaucoup changé. « Aujourd’hui, j’ai envie de me faire plaisir. Le poker doit rester une fête ». C’est dans cet esprit que le jeune hollandais a rejoint récemment la Team Partouche. « J’ai rencontré Jean-Jacques Ichaï (ndlr : Responsable marketing  poker du Groupe Partouche) à l’occasion des WSOP 2010. Le courant est tout de suite passé entre nous. L’idée de travailler ensemble est venue naturellement« .

    Bien entouré, sûr de son jeu et l’esprit enfin libéré,  Constant Rijkenberg est plus motivé que jamais : « l’objectif est clair : je veux tout gagner avec Partouche » (rires). Bienvenue chez toi Constant.

    N.S

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