
Disponible, sincère, et agréable, les qualificatifs ne manquent pas lorsque l’on évoque la personnalité d’Alain Roy (Team Pro Partouche depuis 2008). Joueur passionné et personnage passionnant, le Montpelliérain vainqueur de la première édition du Partouche Poker Tour, aujourd’hui classé parmi les 10 meilleurs joueurs de tournois français (source Hendon Mob), se livre à nous à l’occasion de son passage à Paris en revenant sur sa participation à l’EPT de Madrid.
Bonjour Alain, trois français en Table Finale de cet EPT Madrid (Bruno Lopes, Ilan Boujenah, Nicolas Levi), j’imagine que ça doit laisser quelques regrets de ne pas avoir fait parti du lot, mais ça prouve que les français tiennent leur place dans le poker International ?
A.R : Ce sont trois excellents joueurs Français au profil différent qui ont eu la chance de se retrouver en table finale. C’est toujours bien pour le poker Français. La fougue d’Ilan était balancée par le sérieux de Bruno, et la mathématique du jeu de Nicolas. Chacun d’ eux avait fait le plein de confiance au vu de leurs récents résultats, et il n’est pas surprenant de les voir continuer sur leur lancée. Certains cycles conditionnent la réussite d’évènements, mettent en confiance, au contraire d’autres qui peuvent brouiller ou casser votre jeu. Bruno décroche la meilleure place de ce trio francophone, c’est est un joueur humble et mature, j’apprécie beaucoup cette approche là. Il a su patiemment construire les éléments de sa réussite. J’espère que ça continuera pour lui.
Quels rapports entretenez-vous avec chacun d’eux ? NTM fait partie des musiques que vous écoutez ?
A.R : Il est difficile de ne pas s’entendre avec moi. Je n’ai pas d’ennemis au poker ou d’inimitiés. Au contraire j’affectionne les retrouvailles et les discussions sur le jeu, l’univers du jeu. La valeur n’attend pas le nombre des années, mais l’expérience ne s’achète pas, et demeurera une valeur sûre, à la ville, comme au poker. C’est le naturel et l’humilité des personnages que je rencontre qui me réjouissent le plus.
NTM ? (sourires) Non, ça ne fait pas partie de mes musiques préférées. Mais j’ai eu l’occasion d’en discuter avec Bruno. J’ai appris sur l’époque, l’influence, la portée des textes et leurs intentions. Au final, même si je suis moins réceptif à ce style musical, je dois reconnaitre que les textes sont de très belle qualité. Quand à Bruno, c’est un personnage attachant qui est resté discret depuis ses débuts et avec lequel j’ai d’excellents rapports.
Alain, de votre coté comment s’est passé cet ETP Madrid 2012 ?
A.R : J’ai fait le yoyo pendant 2 jours ! Ces conditions là ne sont pas faciles à jouer. En enchainant les mauvais spots il est difficile de monter un stack. Il y a eu deux flips, le premier est passé. Pas le second !
Aviez-vous prévu de vous inscrire au Side Event 12 ?
A.R : Non, mais lorsque je bust d’un tournoi, j’ai pris l’habitude de faire les sides turbo. C’est une sorte d’exutoire à la fin d’un tournoi. C’est Fun, il n’a y pas de calcul, et celui là était particulièrement sympa à jouer. On peut y gambler dans un style débridé, avec un field sérieux et sympathique.Ce Side comptait 62 inscrits pour un prizepool de plus de 60.000€ et vous finissez 2ème dans un head’s up remarquable face au jeune « Shark » anglais Chris Moorman. Comment s’est déroulé ce Side ? Qu’est ce qui a fait la différence lors du tête à tête Final?
Ce Side comptait 62 inscrits pour un prizepool de plus de 60.000€ et vous finissez 2ème dans un head’s up remarquable face au jeune « Shark » anglais Chris Moorman. Comment s’est déroulé ce Side ? Qu’est ce qui a fait la différence lors du tête à tête Final?
A.R : Très bien. J’y ai pris quelques bounties avec un style aggro, et je fais TF (Table Finale) après avoir été chipleader. Lorsque la TF a commencé j’ai été « card dead » pendant un long moment. Dans ces cas là on fait le dos rond, et on met son expérience à profit en étant patient avec une bonne gestion de soi. Chris Moorman (qui est à ma gauche) a littéralement écrasé la table avec pas mal de réussite. Il a sorti un par un chacun des joueurs.
Lorsque le Head’s up a commencé, il avait environ 70% des jetons en jeu. Le match s’est bien déroulé avec des hauts et des bas. Il y a eu un premier spot ou je le couvre et le call a tapis avec A7o. Il retourne QQ. Le board arrive A … 7 … x … x … Q !
Après une heure trente de jeu, on part à tapis preflop une nouvelle fois. Je retourne A8s … il a A6o. Sur le flop tombe un 6 … c’était terminé pour moi.
C’était la 1ère victoire live de ce joueur exceptionnel, ça m’a surpris (NDLR : Ayant cumulé plus de 7M$ online, Chris Moorman avait jusqu’alors réussit l’exploit de cumuler 2.5M$ sans jamais gagner un tournoi live, jusqu’à ce tête à tête final contre Alain Roy. Son tweet est évocateur : “Boooom finally won a live tourney. Turboking :) for 22k + 13k bountys oioi 1k plaques are deece #humarathonbattle!”).Chris Moorman est un excellent joueur. Pour autant, même si je reconnais ne pas être spécialiste de HU, je nourris quelques regrets de ne pas être sorti vainqueur de ce tête à tête.

Vous êtes l’un des joueurs de tournoi français les plus réguliers, néanmoins avez-vous encore appris lors de ce HU Final face à ce génie Anglais dont les résultats parlent pour eux que ce soit en Live ou Online ?
A.R : Moorman est un joueur extrêmement précis et technique. Il ne fait aucune faute dans son jeu. Il y a toujours à apprendre, le poker est fait de remises en cause perpétuelles. C’est ce qui fait le charme de ce jeu et qui déstabilise parfois. J’adore me retrouver à une table avec un niveau de jeu élevé, ça me pousse à me surpasser et ça satisfait tout simplement mon esprit de compétition. Lorsque l’on enchaine les tournois, il est parfois difficile de se réadapter à un field moins avertis ou les dynamiques sont incomparables.
Quel regard portez vous sur cette jeune génération de golden boys du poker International ? Plus proche de nous sur la jeune génération issue du Poker français ?
A.R : Il est périlleux de faire un bilan global sur cette génération. Encore une fois c’est une question d’appréhension des choses, et ça dépasse le cadre du poker. Il existe de jeunes joueurs techniques et responsables qui s’adaptent très bien au Live en ayant fait leurs armes sur le net. Et puis il y a les jeunes fougueux, qui ont de bon résultats sur le net avec un style ultra aggro mais qui ne maitrisent pas les changements de vitesse nécessaire pour avoir un jeu solide sur le long terme en Live. Certains d’entre eux, avec toute leur jeunesse, s’éloignent de remises en cause nécessaires en étant confortés par leurs résultats sur le net. Mais le Live n’a rien à voir avec le net. Les deux formes de jeux s’enrichissent entre elles, mais le mélange parfait reste délicat à trouver.
A mes yeux, c’est l’expérience, la patience, l’humilité sur son jeu et la confiance qui en ressort qui sont vecteurs de réussite sur le long terme. Bruno Lopes qui fait 4ème de l’EPT Madrid après avoir fait un très beau début d’année en est le parfait exemple.
La jeune génération issue du net a malgré tout apporté beaucoup de choses très intéressantes. Leur compétence technique, leur part de folie, et leur capacité d’abstraction sont autant de valeur dont il faut parfois s’enrichir. Je dis bien parfois. Je constate souvent que cette agressivité est régulièrement mal maitrisée. Les media favorisent cette agressivité et ce jeu champagne. Ils jouent un rôle encenseur parfois trop précoce à mes yeux. Mais c’est le cas dans d’autres domaines, le poker n’échappe pas à la règle.
Mentalement je souhaiterais avoir cette capacité d’abstraction quasi naturelle face à la variance. Ce qui est intéressant et regrettable à la fois c’est de les voir jouer avec beaucoup de cynisme. Habitué à un gros volume de jeu, j’ai l’impression qu’ils jouent au poker comme dans un jeu vidéo ou le but serait de gagner un maximum de jetons virtuels. Mais ces jetons là ne sont pas virtuels ! Les gens de ma génération n’ont pas été directement immergés dans le poker online. On a d’abord connu le Live et internet est venu bien après. On a connu le prix de la vie, et le monde du travail en dehors du poker. Cet argent dit «facile » et les sommes mises en jeu m’interpellent régulièrement. Ca peut être un frein dans la progression parce qu’il est difficile d’aller gambler en très Haute Limites sans cette part de folie. Mais avoir la valeur de choses à l’esprit n’a pas de prix.
Plus généralement, ce sont les personnes qui m’intéressent. La sympathie, la convivialité, le respect de certaines valeurs sont autant de choses qui favorisent les rencontres et les partages. Peu importe l’âge. Coté poker c’est l’humilité, le respect des règles, et la passion pour le jeu qui m’animent.
Alain, le poker reste un jeu, mais le poker de haut niveau en général, et les tournois majeurs en particulier demandent certaines compétences physiques et mentales qui le rapproche d’un véritable sport, quels sont vos secrets de préparation ?
A.R : Je suis marié et père de famille, j’ai une vie saine. Je ne fais pas assez de sport, mais il va falloir que je m’y mette ! Ça fait partie de la panoplie du joueur de poker moderne qui souhaite vraiment disposer de tous les ingrédients de la réussite. Je ne fais pas de préparation particulière avant les tournois quels qu’ils soient. J’apprécie de retrouver des amis, de boire un café et de discuter tranquillement avec eux pour évacuer une certaine forme de pression. En revanche, j’aime bien faire un bilan sur mon jeu et commencer à penser aux différentes adaptations que je juge utiles durant le premier break. Ca me permet de rester actif mentalement quelque soient les circonstances et surtout d’aller chercher les éléments de confiance nécessaire pour monter un stack et prendre les bonnes décisions face aux bons profils.
Le temps passé pas la jeune génération sur les concepts stratégico-technique avec ce langage si particulier, ainsi que le concept de Tilt vulgarisé par Tommy Angelo ca vous inspire quoi ? Une remise en cause et de la curiosité ? Ou un certain sourire face à l’expérience qui demeure peut être la seule valeur sûre ?
A.R : Mon bagage technique et stratégique je l’ai construit au fil des parties et des discussions avec d’autres joueurs passionnés. A tord, je dis bien a tord, je n’ai pas encore pris le temps de m’intéresser à la littérature pokeristique. C’est un défaut selon moi parce qu’il est toujours nécessaire de s’enrichir de diverses sources d’informations. Il est très intéressant et même utile de savoir comment certaines personnes pensent le jeu. Ca participe d’une sorte de régénération de son jeu nécessaire à tous joueurs de poker qui souhaitent progresser. Il faudrait vraiment que je m’y mette. De façon générale je pense que l’état d’esprit favorise plus la progression que la technique pure. Quand à l’expérience, elle peut avoir des défauts sur le court terme, mais a vraiment une grande importance sur le moyen et long terme.
Le jeu de Tournoi Online a quoi de différent du jeu de tournoi Live ? Quelle est selon vous l’importance d’être présent à la même table avec les mêmes cartes face aux mêmes adversaires ?
A.R : Ca n’a rien à voir, et certains joueurs de culture online ont encore du mal à le comprendre. Le rythme de jeu n’est pas le même, la patience est capitale, l’endurance physique et mentale est incomparable, les tells et le jeu tout autant. Regardez jouer les stars du poker international Live qui ont confirmé sur la durée, et vous verrez que leur jeu n’est pas si « foufou » que ça.
Online le style de jeu est aggro, véhiculé par un ensemble de théories et un potentiel de volume de jeu qui favorise cette approche. On donne moins d’importance aux individus, sauf à les avoir déjà joués auparavant. Ayant un jeu porté vers l’agressivité, la transition vers le online ne m’a pas dérangée. Savoir prendre le temps de faire la collecte des informations à une table de Live face à des individus en chair et en os est déterminant sur certains spots.
Une phrase sujette à controverse résume le poker de tournoi ainsi : « Le poker de Tournoi est une sorte de Loto plus ou moins grand, ou les professionnels auraient le seul avantage de pouvoir jouer 10 numéros au lieu de 7 » qu’en pensez-vous ?
A.R : Je suis globalement d’accord avec cette phrase. Ensuite, le field international est de plus en plus difficile. L’edge se restreint, et il est normal que la variance joue alors son rôle.
Comment décririez vous votre début d’année ? (Live-Online) En êtes vous satisfait ?
A.R : J’ai l’esprit de compétition, et je ne serai jamais totalement satisfait si je ne gagne pas, même si le début de l’année est convenable (NDLR : Alain Roy est à sa 3ème table finale depuis début 2012).
Lorsque le 1er janvier arrive, est ce que vous programmez vos déplacements tout au long de l’année ? A la manière d’un cycliste ou d’un footballeur qui sait qu’il devra avoir un pic de forme à telle et telle période de l’année, vous préparez-vous en conséquence ?
A.R : Non pas vraiment, mon hygiène de vie est bonne, je ne fais que de très rares excès et je n’ai pas d’effort particulier à fournir de ce point de vue. Il y a quand même certaines dates que je ne souhaite pas louper. Bien évidemment le Partouche Poker Tour qui demeure le plus beau tournoi d’Europe et qui est cher à mes yeux en tant que vainqueur de la 1ère édition, les WSOP de Las Vegas, les WSOPE à Cannes, ainsi que l’EPT de Monaco pour la qualité de son field.
Un sujet avait fait débat sur de multiples forums, celui de savoir qui du joueur de tournoi ou du joueur de cash game était le plus technique ?
A.R : Ce sujet est un débat sans fond. Chacune de ces formes de jeu nécessite des compétences techniques et stratégiques différentes. Il y a effectivement plus de jeu postflop en cash game, mais les tournois sont à ce point incomparables dans l’approche globale du jeu que ces questions restent des querelles d’Ecoles.
En tant qu’habitué des Tables Finales, avez-vous toujours les mêmes émotions qu’a vos débuts ? Qu’est ce qui a changé depuis ?
A.R : Gagner en expérience lors des tables finales permet d’aborder ce moment si particulier avec moins de pressions qu’a mes débuts. A priori, ça permet de développer un meilleur jeu et d’optimiser son attention. En revanche, le fait de multiplier les performances incite à des attentes et une certaine forme d’obligations de résultats notamment pour mon sponsor Partouche, ce qui est tout à fait naturel. Donc le stress que l’on perd d’un coté grâce à l’expérience, on le retrouve pour la même cause : l’expérience, qui génère des attentes, vis à vis de moi, et de l’entourage. Quand au plaisir, il est encore intact et les émotions toujours aussi belles. Le plaisir du jeu reste essentiel pour moi .
La presse spécialisée vous a parfois affublé de surnoms tels que «Le Smiley» ou «Le Métronome» du Poker. Qu’est ce que cela vous inspire ?
A.R : Je ne le savais pas (sourires). C’est toujours flatteur d’être comparé à un « métronome ».Ca souligne probablement ma régularité sur le circuit pro depuis 4 ans et les résultats qui m’ont propulsé dans le Top 10 du poker Français.
Le « Smiley » fait surement référence à ma personnalité et mon coté commerçant. Je suis quelqu’un de naturel, et d’accessible. Je partage ma passion en toute simplicité en étant conscient de la chance que j’ai de pouvoir en vivre. Pour autant, j’accorderai toujours plus d’importance à mon intelligence qu’à la bêtise de certains.
Dernièrement, Jérôme Luis aka « jayjay3400» (Montpelliérain tout comme vous) a gagné le 1er Tournoi Sponsoring de la room Parouche. Il participera aux prochaines étapes PPD et au Super Sat de son choix en tant qu’ambassadeur du Groupe. Avez-vous des conseils à lui prodiguer ?
A.R : Je lui souhaite tout d’abord la bienvenue chez Partouche. Je ne peux que lui conseiller de bien se préparer et d’avoir un jeu très appliqué lors de son Super Sat. C’est vraiment le plus beau Sat du monde ! S’il parvient à gagner son ticket, il aura alors une ouverture extraordinaire, celle de pouvoir participer Partouche Poker Tour. Le rayonnement de ce tournoi parle de lui-même, pas la peine d’en dire plus …
Quel est votre programme pour les semaines à venir ?
A.R : Le Super Sat de Nice, les FPS d’ Evian, l’EPT Monaco et puis aller faire un tour à la Mamounia de Marakech avec son Directeur, Marc, qui est un personnage extrêmement agréable et qui a un sens de l’accueil remarquable.
Qu’est ce que l’on peut vous souhaiter ?
A.R : Toujours autant de régularité, c’est ce qui a de plus dur. Ensuite, mieux défendre mon 1er titre acquis au Partouche Poker Tour que ce que j’ai pu faire lors des dernières éditions. Une belle performance aux WSOP ou lors de l’EPT Monaco. Enfin, continuer de pouvoir jouer avec la confiance de personnes passionnées comme Maxime Masquelier ou encore Jean-Jacques Ichai, et toujours prendre autant de plaisir aux tables de poker.

La Rubrique «AinsiSoiTilt » revient sur un coup à débat dans lequel l’invité a été impliqué lors d’un événement plus ou moins récent.
Alain, contre qui s’est déroulé ce coup ? A quel moment ? Comment le rejoueriez-vous ? Pourquoi ?
A.R : Il y a un coup que j’ai joué il y a plusieurs années, ca n’est pas vraiment un coup que je regrette mais plutôt un coup qui m’a posé pas mal de questionnements.
C’est en 2009 à l’EPT de Monaco. Nous sommes 23 joueurs restants sur 980 inscrits avec un field extrêmement relevé. J’étais jusqu’alors en table TV sur laquelle il y avait un style aggro et là j’arrive sur une autre table. Je suis UTG avec 780K (quasi 20bb), la moyenne est alors à 1.3M. Dans l’ensemble, je suis plutôt satisfait de ma performance avec un jeu plutôt tight.
Au niveau de l’état d’esprit, je cherche vraiment à faire la TF et commence à me conditionner à passer dans un style plus agressif. Je sais qu’il va falloir changer de tactique, prendre un risque.
Les blindes sont à 20k-40k, nous sommes 7 à table, et je retourne AKo UTG. Je relance à 90k (environ) tout le monde passe jusqu’au bouton qui 3bet à 260K (environ). Je ne connais pas le joueur, c’est un bon étranger qui a la trentaine, il a 1.5M de stack, mais je n’ai pas d’infos sur lui.
S’offre à moi 3 solutions : Un 4bet-Push, un Fold ou un Flat-call.
J’évalue son range sur AT+/88+. Je pense raisonnablement avoir de la Fold Equity jusqu’à JJ+/ AQ avec un Push. Si je flat ça me met à 13bb (520K), dans un pot qui fait exactement mon stack size (520K) mais hors de position. Fold est encore possible mais reste inopportun en vue de la TF. Je décide alors de 4bet-push à 20bb. C’est un coup clé pour moi et pour lui, un flip qu’il faut passer. Il a 37bb devant lui et la position.
Au final vilain tank un moment et call de dépit avec QQ … le bord qui tombe JT2r XX ne changera rien.
J’ai longuement pensé à ce coup lors des jours qui ont suivit en essayant de retourner le problème dans tous les sens. Je regrette évidemment le résultat, mais au final je pense que c’était probablement la meilleure façon de jouer ce coup dans ces circonstances.
N.D
Résultats du Side Event 12 EPT Madrid 2012 (1.000€+1.000€+100€)
Participants : 62
Prizepool : 60.140€
| Chris Moorman | UK | € 21,050 |
| Alain Roy | France | € 13,250 |
| Michael Gino | Israel | € 7,800 |
| JP Kelly | UK | € 5,700 |
| Jose Angel Latorre Marina | Spain | € 4,210 |
| Berndt Gleissner | Germany | € 3,010 |
| Mathew Frankland | UK | € 2,710 |
| Theo Jorgensen | Denmark | € 2,410 |