Portrait

Les couleurs Partouche


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Savage / Gallen : le duo gagnant du Main-Event

La réussite d’un tournoi de poker d’envergure internationale repose sur de nombreux critères : le nombre de joueurs inscrits, les stars présentes, la qualité des infrastructures, la couverture médiatique, l’organisation générale et, bien évidemment, la compétence des directeurs de tournois.

Ces derniers sont le lien essentiel entre les joueurs et les organisateurs. Il s’assurent du bon respect des règles – souvent sujettes à discussions – et prennent les décisions adéquates en cas de conflits.

A l’occasion de la quatrième édition du Main-Event du Partouche Poker Tour, nous sommes particulièrement fiers de vous présenter les deux Tournament Directors qui officieront en septembre au Palm Beach de Cannes.

Aurélien Gallen (à gauche sur la photo) est présent depuis le début de l’aventure Partouche Poker Tour. L’organisation du tournoi n’a aucun secret pour lui. Apprécié et respecté des joueurs français pour sa compétence et ses qualités d’écoute, Aurélien est l’une des pièces maitresses du Partouche Poker Tour depuis bientôt 4 ans.

Matt Savage est à ce jour considéré comme le meilleur Tournament Director en activité. Il a notamment officié aux Championnats du Monde de Poker ainsi qu’au World Poker Tour. Il est également le créateur de la « Tournament Directors Association » dont le travail consiste à uniformiser les règles de poker à travers le monde. A Cannes, il sera le contact privilégié des joueurs étrangers, chaque année plus nombreux à participer au Main-Event.

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Interview exclusive d’Antonin Teisseire

Photo : Guillaume Carron

Trois jours après ta victoire, réalises-tu la portée de ton exploit ?

Absolument pas (rires). Pour le moment, j’essaie de me reposer avant le prochain tournoi. Je sais qu’en France, cette victoire fait beaucoup de bruit et j’ai hâte de fêter ça avec tous mes potes. Il va me falloir quelques semaines pour digérer ce truc énorme.

Cette victoire arrive au meilleur moment pour toi…

Une victoire arrive toujours au bon moment (rires). Mais tu as raison. Ces derniers mois, j’avais un peu perdu le goût du jeu et j’avais de plus en plus de mal à me motiver. D’ailleurs, je suis allé à Vegas à reculons. Par chance, le tournoi a très bien commencé et j’ai rapidement retrouvé toutes mes sensations. Maintenant, je n’ai qu’une envie : taper à nouveau le carton !

A quel moment as-tu commencé à croire à la victoire ?

C’est marrant que tu me demandes ça parce que j’y ai pensé dès le Jour 1. J’avais de bonnes sensations et je sentais que je pouvais faire un gros résultat ici. La suite m’a donné raison.

En table finale, le contraste était saisissant entre ton attitude détachée et celle, plus contenue, de tes adversaires.

J’ai bien vu qu’ils étaient décontenancés (rires). J’ai essayé d’aborder cette finale comme une partie à la maison, sans pression. Je me suis mis à l’aise et j’ai agressé à tout va ! (rires)

Justement, tu as étonné pas mal de monde avec ce poker loose-agro que l’on ne te connaissait pas.

Je ne sais pas d’où me vient cette image de nit qui me colle à la peau. J’ai toujours aimé jouer de manière volontariste. D’ailleurs, j’ai obtenu de très bons résultats dans des variantes qui exigent une approche agressive du jeu, comme les short-handed ou les head’s up. Jouer sur internet m’a également beaucoup aidé à développer cet aspect de mon jeu.

Tu as remporté plus de 800.000 dollars grâce à cette victoire. L’échelle des prix a-t-elle eu un impact sur ta manière d’aborder la table finale ?

Pour te dire la vérité, je n’ai jamais fait attention à ça. Je savais que de toute façon, je gagnerais beaucoup d’argent mais seul le bracelet comptait à mes yeux. J’ai adapté mon jeu en fonction de cet unique objectif.

Ce bracelet va-t-il changer beaucoup de choses dans ta vie ?

Il y a quelques heures, j’ai signé mon premier autographe ! (rires). Une chose est certaine, ce bracelet va m’apporter la confiance qui parfois me fait défaut. En parlant de confiance, j’ai une énorme pensée pour mon sponsor, le Groupe Partouche, qui m’a toujours soutenu même dans les périodes de doutes et de mauvais résultats.  Ma vie personnelle, en revanche, ne va pas bouger. Je suis un garçon simple et je tiens à le rester. Ne comptez pas sur moi pour péter plus haut que mon cul ! (rires).

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Teisseire champion du Monde : retour sur un exploit

Samedi 2 juillet. 16 heures. Table finale de l’Event 50 des World Series of Poker à Las Vegas. Parmi les quatre  prétendants au titre suprême, un joueur attire l’œil des caméras. Il faut dire que le bonhomme jure un peu dans le décor policé et juvénile du Rio Casino. Chemise débraillée et doigts de pieds en éventail,  Antonin Teisseire n’a pas vraiment la gueule de l’emploi. Cette gueule qui se conjugue à l’infini dans les tournois de poker moderne : éteinte, boutonneuse et casquée.

La gueule d’Antonin, elle, est immense, vivante, grossière, abimée, tendre et humaine. Une gueule à la Pagnol au royaume de Mickey.

Tandis que s’approche inexorablement l’heure de vérité, se souvient-il des tripots niçois qui l’ont vu naitre ? Se souvient-il des effluves de soufre qui accompagnaient alors les parties clandestines de poker fermé ? Se souvient-il de sa cantoche dans les hauteurs varoises ? Se souvient-il de sa de sa troisième place au Partouche Poker Tour ? Se souvient-il de sa vie avant ce samedi 2 juillet 2011 ?

Ils ne sont plus que deux. Pas question pour Tonin d’échouer si près du but. Le Poulidor du poker ? Et puis quoi encore ! Un dernier effort avant le Graal. Une dernière main. Antonin Teisseire est debout. Ses yeux fixent les cartes que dévoile lentement le croupier. Chaque seconde dure un an.

Fin de l’année. Un 9 de cœur offre la victoire au français qui se précipite dans les gradins pour recevoir l’accolade de ses supporters en liesse. Deux minutes de bordel, deux minutes de cris et de larmes, deux minutes de bonheur. Deux minutes de vie.

Au micro que lui tendra plus tard le directeur du tournoi, Antonin n’aura que trois mots à l’attention de ses amis : « Je vous aime ». Eh ben nous aussi on t’aime Tonin.

Photo : Guillaume Carron

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Raphaël Kroll : un talent pur

6 novembre 2010. Parmi les 8 finalistes du Partouche Poker Tour saison 3, un jeune français fait sensation.  Inconnu du grand public, Raphaël Kroll fait alors jeu égal  avec les plus grandes stars de la discipline et impressionne par son calme et sa technique sans faute. Au terme d’une finale particulièrement relevée, Raphaël Kroll termine à une remarquable deuxième place pour un gain de 800.000 €.

Dès lors, les médias s’emparent du phénomène. « Le plus grand espoir du poker français », « une étoile est née », « un bagage technique exceptionnel » : aucun qualificatif n’est trop beau pour celui qui a su tenir tête à Vanessa Selbst et Fabrice Soulier.

De son côté, Raphaël garde les pieds sur terre. Sur de sa force mais réaliste, il connait plus que quiconque les affres de la variance inhérente aux grandes compétitions : « pour gagner un tournoi, il faut certes un peu de talent mais aussi beaucoup de chance. Le vrai niveau d’un joueur se mesure surtout en cash-game ».

Modeste Raphaël ? « Plutôt discret » corrige l’intéressé. « Le poker est aujourd’hui mon métier. Je joue pour gagner ma vie. Les paillettes, c’est pas trop mon truc » sourit le nouveau membre de la Team Partouche.

Décidément, ce garçon a toutes les qualités…

RETROUVEZ RAPHAEL KROLL SUR PARTOUCHE.FR
Pseudo : raphaelbis

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